vendredi 4 mai 2018

La ligne verte



1999

Titre original : The green mile
Titre francophone : La ligne verte

Cinéaste: Frank Darabont
Comédiens: Tom Hanks - Michael Clarke Duncan - Sam Rockwell

Notice SC
Notice Imdb

Vu en blu-ray

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Vu il y a longtemps, j’avais un souvenir assez précis de l’histoire et des personnages, de la grande puissance que le scénario imprégnait sur les émotions, mais finalement j’ai très peu de souvenir du film dans sa structure, par qui il avait été fait, de quelle manière. Je m’étais mis dans la tête que c’était un film de Spielberg, allez savoir pourquoi ! J’avais complètement oublié Frank Darabont. C’est vrai que, dans la mise en scène, cela ressemble beaucoup au cinéma de Spielberg. Comme beaucoup de films fantastiques américains, me direz-vous. Cette ligne verte est surtout similaire dans la conduite du récit, sa structure en flash-back, le tempo que l’histoire prend à se développer.

Il n’en demeure pas moins évident que le film construit quelque chose de singulier : c’est un film bien équilibré, bien foutu, un joli film en conte de fée qui peut plaire à tout le monde. Il n’invente rien mais fait preuve d’une belle efficacité.

Les comédiens sont formidables. Difficile de trouver un acteur qui serait en deçà des autres, tous sont au diapason et jouent leur partition à merveille.

Bien évidemment, celui qui m’a le plus impressionné c’est Sam Rockwell

 dans un rôle éclatant, tout en exubérance, en vulgarité, un personnage haut en couleur, très marquant. Michael Clarke Duncan

me fait penser à Lennie Small de John Steinbeck (dans Des souris et des hommes), un colosse aux pieds d’argile, personnage classique dont le comédien parvient à s’approprier la nature en y ajoutant une grande dose de poésie. C’est toujours un personnage proche de l’enfance, d’une certaine forme de pureté (on le sent également dans la créature de Frankenstein par Boris Karloff). Michael Clarke Duncan pousse cela à son extrême dans la sensibilité mais sans tomber dans le ridicule. Joli travail.

Doug Hutchison

 est marquant dans un rôle de salopard 1ère catégorie : il incarne très bien sa perversité et sa lâcheté. Lui aussi écarte le péril du ridicule avec aisance.

La ligne verte est un film de conteur et d’acteur. Dans ces deux domaines, il excelle. J’ai éprouvé un grand plaisir de cinéma à le revoir.

Trombi:
Tom Hanks:

David Morse:

Bonnie Hunt:

James Cromwell:

Michael Jeter:

Graham Greene:

Patricia Clarkson:

Harry Dean Stanton:

William Sadler et Paula Malcomson:

Gary Sinise:

Barry Pepper:

Jeffrey DeMunn:

Dabbs Greer:

Eve Brent:

Mack Miles:

Bill McKinney;

Brent Briscoe (droite right):

vendredi 27 avril 2018

Quand l'inspecteur s'emmêle



1964

Titre original : A shot in the dark
Titre francophone : Quand l'inspecteur s'emmêle

Cinéaste: Blake Edwards
Comédiens : Peter Sellers - Elke Sommers - Herbert Lom - George Sanders

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd

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Je crois bien que dans la série des “Panthère rose” de Blake Edwards ce 2e opus reste mon favori. Dans son déroulement narratif, il est parfait.

A la différence du premier, le scénario est uniquement centré sur l’inspecteur Clouseau et donc sur le talent comique de Peter Sellers.

 Tout ce qui gravite autour, enjeux et personnages satellites, n’est là que pour permettre à Clouseau de faire la démonstration de son irrésistible maladresse. Amusante, elle finit toujours sur son visage tellement troublant par inspirer une part de mélancolie à laquelle on ne s’attend pas et ajoute à l’émotion comique un supplément d’âme. En tout cas, la détresse du personnage, victime de l’univers qui s’acharne à le martyriser, le relie intimement au spectateur touché par sa pugnacité. L’inspecteur Clouseau ne doute jamais, semble-t-il. Il fait tout pour le laisser paraître, mais l’on est pas tout à fait dupe. C’est forcément attendrissant. Toute la force de Peter Sellers ressort de ses ambiguïtés, ce flou sensible.

Le côté un peu nunuche de Elke Sommer

 arrive en point d’accroche pour mettre en valeur la grande naïveté du personnage de Clouseau. La romance est jolie. Leur couple improbable a là aussi quelque chose de touchant.

Le comique de répétition est souvent utilisé ici aussi bien dans les frasques de Clouseau que dans l’irritation de plus en plus épidermique de son supérieur hiérarchique, destiné à devenir un personnage récurrent, le commissaire Dreyfus joué par Herbert Lom

avec assez de précision et de mordant pour produire un véritable jeu comique, très physique et très efficace.

Bizarrement, la personnalité de George Sanders
 ne parvient pas à s’imposer alors qu’à l’écrit, le rôle paraît taillé sur mesure. Il est peut-être mal exploité par une mise en scène qui se focalise trop sur Peter Sellers durant leurs scènes communes de confrontation? En tout cas, je le trouve un peu effacé.

Très heureux également de l’apparition d’un autre personnage secondaire appelé à revenir régulièrement dans les autres films suivants : Cato qu'interprète Burt Kwouk.

 La mécanique du duo Sellers/Lom est déjà bien établie avec ce premier film en commun.

J’ai cependant quelques craintes à l’heure d’entamer la suite du voyage “Panthère rose” quand je laisse à moi venir des bribes de souvenirs pas très folichons.

Trombi:
Tracy Reed:

Graham Stark:

Vanda Godsell:

André Maranne:

Martin Benson:

Reginald Beckwith;

David Lodge::

Bryan Forbes:

La mutante



1995

Titre original : Species
Titre francophone : La mutante

Cinéaste: Roger Donaldson
Comédiens: Natasha Henstridge - Ben Kingsley - Alfred Molina - Forest Whitaker

Notice SC
Notice IMDB

Vu à la télé
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Très amusant petit film qui a quelques airs nanarisants, notamment grâce à un scénario et des dialogues d’une bêtise drolatique et dont les emprunts éhontés à des films comme Alien ne prennent même pas la peine de se cacher.

Amusant de même parce que l’histoire, bâtie certes sur un canevas on ne peut plus classique, a au moins l’unique avantage de proposer une femme comme alien serial killeur. La jolie et mono expressive Natasha Henstridge
a des atouts néanmoins convaincants pour rester devant son écran sans trop bailler.

Quand les effets spéciaux sont bâtis sur le bon vieux latex et l’huile de méninges des maquettistes, le film prend des allures de film cronenbergien, organique, protubérant, dégueu mais jouissif.

Au contraire, quand on s’essaie à l’image de synthèse notamment vers la fin dans les souterrain, le film tombe dans le très bas de gamme et n’est pas loin d’ennuyer. Je suis d’accord avec Guillermo del Toro qui disait dernièrement qu’il n’y avait rien de mieux que les vrais corps pour incarner, quitte à le charger de maquillage et de prothèses.

Le casting aurait de quoi être alléchant avec Ben Kingsley,
Alfred Molina,
Forrest Whitaker
ou même Marg Helgenberger,
mais le scénario les enterre un à un, dans un enchevêtrement d’enjeux très approximatifs et en fin de compte sans le moindre intérêt. Dès lors, on passe son temps à rire des faiblesses gentiment ridicules du film.

Avec le temps, la nanaritude de La mutante va aller en grandissant, mais elle est d’ores et déjà très puissante. A recommander pour rire, et par curiosité, car il est assez rare qu’un nanar puisse s’offrir une telle distribution.
Trombi:
Michael Madsen:
Michelle Williams:
Esther Scott:
Gary Bullock:
Susan Hauser:
Anthony Guidera:
Whip Hubley;
Richard Fancy:
Marliese Schneider: