
1951
Titre original : An american in Paris
Titre francophone : Un américain à Paris
Cinéaste: Vincente Minnelli
Comédiens: Gene Kelly - Leslie Caron - Georges Guétary - Oscar Levant - Nina Foch
Notice Imdb
Notice SC
Vu en dvd

Oula! C'est ce qu'on appelle vulgairement un gadin! J'avais un souvenir parcellaire mais agréable de ce film vu il y a une bonne vingtaine d'années. Étant plutôt friand du cinéma de Vincente Minnelli, je m'étais dit que le genre de la comédie musicale, pour lequel j'éprouve une sévère aversion, aurait plus de chance de m'apprivoiser via sa réalisation. Bref, je pensais que j'allais aimer, et, sans être véritablement une souffrance dans le cul, le visionnage s'est avéré un peu lassant, émaillé de trop nombreux incidents de parcours pour m'inciter à la rebelote. J'ai encore un très bon souvenir plus récent de "The pirate", mais maintenant j'ai peur de me le gâcher. C'est malin, tiens!

Je crois bien que sur tous les numéros de "musical", je n'en ai apprécié que deux : la chanson franco-américaine que Gene Kelly offre aux bambins dans la rue, très souriante, toute en délicatesse, un petit coquelicot sur le bord de la route, et puis, bien entendu, la sublime "Our love is here to stay" sur les quais de Seine avec une chorégraphie très douce, très sensuelle et tendre. Le reste, notamment le bouquet final m'a paru long et fastidieux à suivre, irritant parfois.



Oscar Levant est un petit peu emmerdant lui aussi, à jouer toujours le même chouineur, dandy bohème, en pose perpétuelle, tirant la gueule sans arrêt et n'apportant strictement rien au quatuor amoureux.

Autre problème : Leslie Caron, sans doute une très bonne danseuse, très souple et tout et tout, mais dont le jeu de comédienne laisse considérablement à désirer, et je ne veux pas parler de son physique denisefabrien effrayant.



Il n'y a donc que Gene Kelly encore une fois excellent en tout point. Un corps massif, apparemment léger et aussi aérien qu'un petit vent d'été, une technique incroyable de sureté, de précision, une capacité à exprimer avec peu, avec une économie de gestes, force et joie vitales débordantes, communicatives. Oui, ce type respire le bonheur et parvient à le communiquer. En plus le bougre n'est pas mauvais acteur, même si par moments, il se laisse un peu aller à déborder dans le drame.


Autre point positif, c'est le travail chromatique : la photographie du chef-opérateur Alfred Gilks est sublime, pétante, exubérante de couleurs. De même l'accompagnement décoratif fait preuve d'une grande profusion, dans l'imagination, dans la palette graphique, dans la virtuosité à figurer monuments, nature, et lieux sur différentes surfaces, quel fourmillement d'idées ingénieuses et poétiques.



C'est une réelle déception, je sors frustré de ce film. Ce n'était point prévu.

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